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  • Les villes des mois d'août

    Les villes des mois d’août sont comme vides de tout
    Et cependant emplies de pauvres et de fous.
    Celui-là, sur un banc, mange un gros bout de mou
    Tandis que sa voisine le regarde, debout.
     
    Toi, voyeuse cachée, bien planquée dans un coin
    Penses-tu ô naïve échapper au dessin ?
    Les mois d’août des villes font de tous les présents
    Des complices, des frères, sociétaires du moment.
     
     
     
     
     
     

  • Festival de poésie

    Pendant que la poétesse met le sexe de son amant dans sa bouche – du moins, dans son texte de lecture publique – la petite fille brune et concentrée assise au premier rang observe, elle, les déplacements rapides d’une fourmi noire sur son bras qu’elle contorsionne gracieusement pour aider l’insecte à déambuler le plus longtemps possible sur sa peau parsemée de grains de beauté.

  • Du Bien et du Mal

    Arrête avec ce pain tu vas faire mourir les canards
    dit la maman à l’enfant qui apprend à six ans
    qu’on peut faire mal en pensant faire bien
    et se demande dans l’instant
    si du coup on peut aussi
    faire bien en pensant faire mal
    pensées en ricochet sur l'eau du lac.