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coupe-papier

Enfant, elle œuvra avec obstination pour devenir la préférée de ses parents

qui n'eurent de cesse de manifester leur amour inconditionnel à sa sœur cadette.

Adolescente, elle tenta par tous les moyens d'attirer l'attention du père de sa copine Bénédicte

qui lui préféra Katia, la petite rousse aux belles hanches de sa classe de 2nde.

Jeune femme, elle consacra ses deux années de Maîtrise de lettres classiques à créer une tension érotique entre elle et sa professeure de littérature comparée

qui s'éprit de sa meilleure amie, Louise, moins brillante mais globalement plus spectaculaire.

Adulte, elle déploya toute son énergie à conquérir, séduire, charmer un mari flegmatique

qui finit par la quitter, au bout de deux ans, pour sa cousine Gabrielle.

Encore femme, elle dépensa toute son ardeur vitale à devenir la favorite du gourou de sa communauté

qui élit, sans surprise, la plus jeune et la plus jolie du phalanstère.

Vieille dame, elle s'ingénia longtemps à séduire un charmant retraité de la Banque postale

qui lui avoua son amour pour un vieil ex-chanteur de rock qui se teignait les cheveux en acajou.

A 22 heures, le 2 février 2024, elle poignarda à 18 reprises son vieux monsieur des Postes avec un coupe-papier subtilisé dans la salle des courriers de la maison médicalisée.

Elle aurait demandé aux employés, comme dernière faveur,  la permission de passer toute la nuit avec le corps de son amoureux RIEN QUE POUR ELLE. On lui devait bien ça.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 photo : Alex Chatelain, Shirley Goldfarb chez Lipp, 1974.

 

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