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Nicolas Violant - qui sera quelques années plus tard commissaire de police, mais il ne le sait pas encore, il n’a que 17 ans pour le moment et qui peut penser sans rire qu’un homme portant le nom de « Violant » puisse devenir commissaire - marche sur un trottoir du 6e arrondissement de Lyon en compagnie d’une jeune fille blonde qu’il rêve de conquérir.
Il vient de s’acheter une paire de Richelieu marron foncé et a demandé à la vendeuse d’ajouter des fers à ses semelles pour les protéger mais surtout pour entendre résonner leur son métallique sur le bitume. Durant toute la promenade, Nicolas Violant fait claquer ses talons sur le pavé et à chaque pas, il se sent plus homme. Chaque pas le rapproche des cheveux de la fille, de sa bouche et de ses seins.
Bénédicte qui deviendra sa femme en 1998, lui avouera six ans après ce premier rendez-vous que le cliquetis insupportable avait failli avoir raison de leur idylle dès le premier quart d’heure. C’est au moment où il avait chaussé ses lunettes de myope qu’il tenait absolument à cacher qu’elle lui avait trouvé un air mignon et avait décidé de lui accorder une chance.

 

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