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  • Perdre

     Sur la route, allège-toi. Quitte tes valises trop lourdes. Ne sens-tu pas qu’elles pèsent au bout de tes bras, qu’elles altèrent ton pas ?

    Déleste-toi. Les êtres qui soustraient avancent plus loin et plus sûrement que ceux qui ajoutent. Avance à ton rythme. Rien ne presse. N’aie pas peur.

    Perdre n’est pas se perdre.

  • murs

    Pourquoi colore-t-on toutes les façades de la ville ? Des pastels arc-en-ciel ici et là, des escaliers peinturlurés alors qu’ils n’ont rien demandé à personne. Le street-art s’aseptise dans des commandes de municipalités. Bientôt plus un pan de mur vierge.

    C’est le grand lifting général.

    Aurait-on peur de l’aspect brut des choses ?

    Craindrait-on de voir le vrai visage de la cité ?

     

    J’aime ces murs décrépis, ces surfaces grises et ocres sur lesquelles les lézardes, les fissures, la mousse et la moisissure dessinent elles-mêmes leurs propres mandalas.

     

  • Moche

    Ode à la mocherie

    A la mocheté

    A la laideur

    Ode à nos paillassons puants

    A nos serpillères fétides

    A nos semelles merdeuses

    Ode à nos difformités

    A nos membres déglingués

    A nos seins en moins

    A nos utérus disparus

    A nos jambes de bois

    A nos prothèses en plastique

    A nos cicatrices difformes

     

    Et que vivent

    nos culs bas